J’avais découvert le single du nouvel album de General Elektriks, Take back the instant, grâce à kpouuch il y a quelques mois. Dès la première écoute, mon corps s’est mis à bouger comme si un vaudou de la Nouvelle Orléans m’avait ensorcelé. J’avais perdu tout contrôle à cause de ce groove de malade et ce son de clavier saturé à la Stevie Wonder sur Superstitious. S’en est suivi des écoutes sporadiques et mensuelles du titre via le clip sur Youtube (unique façon de l’écouter, l’album n’étant pas dispo sur Spotify…). Puis cette semaine, mySoul.fr en a reparlé, ce qui m’a fait retombé, malgré un essai de rehab….
C’est là que je me suis décidé à faire une expédition fnaquienne pour me procurer l’album. La chose faite, je passe, bien entendu à la phase écoute de l’album. Mêlant peur de la déception face à la qualité du single et excitation, j’me lance. Là je dois dire que mes joues sont encore toutes rouges des claques à répétition prises à mesure que les titres défilaient.
Cet album est sans conteste l’un des meilleurs de cette année 2009 (en tout cas de ceux que j’ai pu écouter…). Oscillant entre groove où l’immobilité est tout simplement impossible (Take back the instant), douceur aux accents beatlesiennes (Cottons of inertia, Mirabelle pockets) et électro léchée (David Lynch moments), Hervé Salters (le chanteur-clavieriste-frontman et, vraisemblablement véritable âme du groupe) a su nous donner un concentré des finesses d’arrangement musicale de cette première décennie du XXIè. Il est aussi en bon song writer, utilisdant de belles métaphores “Distant suns rallied their troops tonight“. Bref, Good City for Dreamers de General Elektriks est un album incontournable de cette année.
J’ai vraiment galérer à choisir 3 morceaux, donc je vous en donne plus que d’habitude. Here they are, bonne écoute.
Take back the instant
Et en version live, une véritable tuerie
En cadeau, Gainsbourg meets Grandmaster Flash
Un matin jazzy pour les amoureux de Soundgarden. Notre cher Paul Anka (qui faisait les arrangements de Frank Sinatra) s’est mis en tête de reprendre plusieurs standards de la pop et du rock version Franky. Je vous livre ici Black Hole Sun de l’ex-bande à Cornell. Le début est très doux, mais il faut attendre l’intro au piano. Un pur bonheur.
Lors de l’enregistrement de Reality, David Bowie en a profité pour réenregistrer un de ses titres phares dans une version beaucoup plus patator. Enorme.